L'AGRICULTURE
ORGANIQUE
I.
INTRODUCTION
2.
Une petite proportion seulement des agriculteurs deviendront, semble-t-il, des
producteurs organiques, mais la demande de consommation pour les produits
alimentaires et produits de fibres obtenus par des méthodes biologiques est
telle que de nouvelles possibilités commerciales s'offrent aux agriculteurs et
entreprises du monde entier. Cela signifie aussi de nouvelles gageures pour la
FAO. Pendant bien des années et avec grand succès, le secteur privé a été
seul à formuler des concepts et trouver des marchés pour les produits
organiques. Toutefois, la montée en flèche de l'intérêt des consommateurs a
suscité un surcroît d'attention du secteur public et les pays en développement
ont plus particulièrement besoin d'être bien informés. Les pays membres
demandent maintenant son aide à la FAO, cherchant à déterminer les débouchés
possibles de ce type d'agriculture dans des domaines spécifiques. Les
gouvernements ont besoin de savoir dans quelle mesure l'agriculture organique
pourra contribuer à la durabilité, afin d'ordonner leurs efforts en matière
de recherche et de vulgarisation. Les pays recherchent également l'assistance
de la FAO pour déchiffrer la multitude de règles dont l'application est
escomptée par divers opérateurs; l'intensification du commerce international a
fait que la FAO s'est trouvée en première ligne des efforts entrepris pour
harmoniser les normes applicables aux produits biologiques.
3.
Le Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation reconnaît qu'il conviendra
de favoriser "des politiques et des programmes qui encouragent les
technologies appropriées, les techniques culturales et autres méthodes
durables, telles que l'agriculture biologique, contribuant à la rentabilité
des activités agricoles, en vue de réduire la dégradation de l'environnement
tout en créant des ressources financières dans le cadre de ces activités".
Ce document examine les possibilités et les limitations de l'agriculture
organique, ainsi que les politiques d'intérêt général influençant
l'adoption de pratiques correspondantes. Il propose un programme cohérent et
intersectoriel de la FAO dans ce domaine, avec quatre fonctions distinctes,
visant toutes à mettre les pays membres en mesure de faire des choix informés
en matière de gestion du secteur organique. Le COAG est invité à faire sienne
l'intention de la FAO de mettre au point un tel programme.
II.
DÉFINITION DE L'AGRICULTURE ORGANIQUE
4.
Le label "organique" indique aux consommateurs qu'un article a été
obtenu par certaines méthodes de production. Autrement dit, le qualificatif
s'applique à un processus plutôt qu'à un produit. Une pomme produite selon
des pratiques biologiques approuvées peut très bien être identique à celle résultant
d'autres agrosystèmes.
José Gómez Cerda,